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    ARKAIM

    Zoom avant (dimensions originales : 600 x 443)Image

    Située dans l’Oural près de la ville de Chelyabinsk, l’antique cité d’Arkaim a
    été découverte en 1987 et a été officiellement datée de 40 siècles ! Cette
    zone de la Russie devait subir des travaux dans les années 90 pour construire
    un barrage et ainsi abriter un immense réservoir d’eau afin de faciliter
    l’irrigation de la région. Mais devant les multiples mystères de la cité
    ancienne, les travaux ont été annulés afin de permettre aux archéologues
    d’effectuer des fouilles en profondeur. Initialement prévu pour une durée 
    de 12 mois, le report des travaux a finalement été définitif, ce qui montre
    l’importance de cette découverte. Les archéologues eux-mêmes n’en 
    reviennent pas, comme l’explique Gennady Zdanovich, un des responsables
    de la première expédition dans la vallée d’Arkaim : « C’était absolument 
    irréel ; le projet de construction du bassin d’eau et du barrage, un projet de
    plusieurs millions de dollars, a été complètement avorté. Cela prouve sans
    conteste l’importance scientifique du site pour les responsables politiques ! ». 
    Loin d’avoir encore livré tous ses secrets, Arkaim est le théâtre de nouvelles
    fouilles tout au long de cette année ; le président Poutine s’est même 
    déplacé en personne pour visiter les ruines de l’ancienne ville que l’on 
    estime contemporaine de Babylone et des premières cités égyptiennes ! La
    question qui taraude la communauté des historiens et archéologues est
    fascinante : quelle est donc la civilisation qui construisit Arkaim ?

    Zoom avant (dimensions originales : 700 x 529)Image

    Car l’architecture de la cité est saisissante de modernité, et ne ressemble
    guère aux villages bâtis il y a 4000 ans. Les archéologues ont pu constater
    que toutes les maisons étaient équipées pour résister aux intempéries et
    aux tempêtes, mais aussi au feu, les murs étant imprégnés d’une substance
    ignifugée... Ils assurent même que ces habitations présentent toutes les
    « commodités modernes » : stockage de la nourriture reliée à un système
    d’aération, eau potable avec puit souterrain pour chaque maison, fours et
    ustensiles de cuisine évolués, réseau d’égouts très efficace... Une liste
    incroyable qui prouve le savoir-faire de l’ancienne civilisation ayant vécu
    dans cette région de l’Oural. Mais Arkaim n’est pas seulement une ville de
    40 siècles idéalement construite, et le plus fascinant ne se voit que du ciel !
    En effet, Arkaim a été bâti à la fois pour être une cité, mais aussi pour faire
    office de temple, et d’observatoire astronomique ! L’architecture choisie
    par les bâtisseurs inconnus est intrigante, puisqu’elle consiste à former
    d’énormes cercles concentriques. « Un vol en hélicoptère au-dessus
    d’Arkaim procure une sensation incroyable. Les énormes cercles
    concentriques disséminés dans la vallée sont clairement visibles. » confirme
    le scientifique russe Vadim Chernobrovy, avant de s’interroger sur les
    mobiles de l’ancien peuple.

    « La ville et ses alentours sont uniformément
    englobés dans ces cercles.

    Source  
    ARKAIM Le Stonehenge russe

    Des images et photos d'Arkaim, Google images
    Recherch de « arkaim » sur Google Images

     

    http://bulleforum.net/la-cite-d-arkaim-en-russie-t4467.html

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    Merab Gagiladze - Мераб Гагиладзе

     

    Merab GAGILADZE Artiste peintre GENIAL !

    Merab est né le 13 mars 1972 à Tbilissi, Géorgie.

    En 1987, il commence sa formation à l’Ecole d’Art de Tbilissi, Ecole de céramique.

    En 1990, il poursuit ses études à la prestigieuse Ecole des Beaux Arts de Tbilissi et obtient son diplôme en 1996 en Art Graphique.

    Son oeuvre a été exposée dans de nombreuses galeries en Georgie, Angleterre, Irlande, France et aux Etats Unis.

    ...

    Le travail de Merab reflète la beauté et la diversité de la vie. Il transmet ses joies, ses peines et ses rêves d’homme ordinaire.

    L’artiste trouve ses personnages dans l’histoire, la mythologie, la religion.

    Il utilise souvent le symbolisme pour enrichir le contenu de son travail; de beaux ornements ajoutent de l’élégance à ses tableaux : des textures complexes, des nuances et un raffinement techniques ainsi qu’une grande créativité.

     

     

     








    Date of birth
    13.03.1972, Tbilisi, Georgia.


    EDUCATION:
    1987-90 Tbilisi Fine Arts School, faculty of ceramics. 1990-96. Tbilisi State Academy of Fine Arts, faculty of graphic arts.






























     
     

     

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  • L’Age d’argent ou l’époque de la Renaissance de l’art russe

     

     

    L’Age d’argent ou l’époque de la Renaissance de l’art russe
     

    Par La Voix de la Russie |

     

    Le début du 20e siècle a été baptisé en Russie Age d’argent. Ce terme est contenu dans l’un des poèmes d’Anna Akhmatova. On l’appelle aussi Renaissance russe. C’est le philosophe Nicolaï Berdiaev qui a donné ce nom à cette période. « Ce fut un véritable enthousiasme créatif. La Russie a reçu une véritable pléiade d’artistes au cours de ces années… », écrivait-il.

    L’Age d’argent prend ses origines du symbolisme.

    Ce mouvement s’est créé à la fin du 19e siècle sous l’influence française, mais ensuite, il est devenu un phénomène purement russe. Et tous les poètes, avec lesquels on a tendance à associer l’Age d’argent, sont entrés dans la littérature russe en tant que poètes-symbolistes. Il s’agit de Valéri Brioussov, Constantin Balmont, Andreï Biély, Alexandre Block, Marina Tsvetaieva et Maximilian Volochine.

    C’est ainsi qu’est né l’acméisme – une aspiration d’un nouveau classicisme. Les principaux participants de ce mouvement étaient Lev Goumiliov, Ossip Mandelstam et Anna Akhmatova, qui a donné le nom à ce mouvement. Ensuite s’est développé le mouvement futuriste, qui est entré en contradiction avec l’Age d’argent, en rejetant son raffinement et l’avant-goût de la décadence. Ce mouvement a été soutenu par les poètes Velimir Khlebnikov, Vladimir Maïakovski, et Boris Pasternak, qui ont conduit la culture artistique russe vers des ouvertures d’avant-garde.

    « Si l’Age d’argent n’existait pas, le mouvement d’avant-garde russe n’existerait pas », est persuadé l’expert de la culture russe Andreï Pelipenko. « Car les idées qui auraient existé à l’Age d’argent, sont d’actualité aussi de nos jours. Elles sont en opposition aux courants littéraires de l’époque. A l’époque, ces idées étaient dirigées contre la vulgarité bourgeoise, et aujourd’hui elles luttent encore contre la platitude des idées et leur primitivité ».

    L’Age d’argent a un autre point de référence - l'émergence de l’association artistique « Le Monde de l'art ». Contrairement à beaucoup d'autres, ce mouvement a survécu pendant une très longue période : de 1898 à 1924, en réunissant des peintres tout à fait différents, comme Valentin Serov et Constantin Korovine, Constantin Somov, Alexandre Benois, Mikhaïl Vroubel et Nicolas Roerich, Zinaïda Serebriakova et Boris Koustodiev. Sergueï Diagilev (Serge de Diaghilev), l’un des fondateurs de ce mouvement a déclaré : « En soi, une œuvre d'art n’est pas importante. Elle est importante seulement comme l’expression de la personnalité de l’artiste ». Ce fut aussi le postulat principal de l’Age d’argent, qui a également attiré les « fossoyeurs » de l’époque, notamment les avant-gardistes Malevitch et Kandinsky, ainsi que les cubistes et les abstractionnistes russes, proches de leurs idées.

    « À sa manière, c’est un phénomène unique dans la culture russe. A l’époque de l’Age d’argent, la personnalité de l’artiste a pour la première fois commencé à dominer en se débarrassant du complexe de solitude », explique Andreï Pelipenko. « Tout un milieu libre et non lié avec l’autoréalisation indépendant s’est alors formé ».

    Le théâtre russe a apporté pendant cette époque une véritable pléiade de noms célèbres, comme le danseur Vaclav Nijinksi, le chanteur Fedor Chaliapine, ainsi que l’acteur et le metteur en scène Konstantin Stanislavski. L’Age d’argent fut la conséquence de la période de réformes, lancée en Russie au cours de l'époque de l'empereur Alexandre II, visant à changer le climat social et le paysage culturel du pays. C’est la raison pour laquelle cette époque a apporté un nombre aussi important de réformateurs de l’art, sans lesquels il était impossible d’imaginer l’histoire culturelle du 20e siècle, autant pour la Russie que pour le monde entier.

     


    Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/french.ruvr.ru/2015_01_05/L-Age-d-argent-ou-l-epoque-de-la-Renaissance-de-l-art-russe-7061/

     

     

     

     

     

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    Alexandre Dmitrievitch Litovtchenko (Алекса́ндр Дми́триевич Лито́вченко), né le 26 (14 en calendrier julien) mars 1835 à Krementchoug (Empire russe) et mort le 28 (16 en calendrier julien) juin 1890 à Saint-Pétersbourg (Empire russe),

      

     

    est un peintre, sujet de l'Empire russe, membre de l'Académie impériale des beaux-arts de Saint-Pétersbourg, membre de la révolte des Quatorze, qui fut l'un des fondateurs de l'artel des artistes

    (fondé en 1863) et fit partie du mouvement des Ambulants à partir de 1876.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Silvestre Feodossievitch Chtchedrine (1791-1830)

     

    Silvestre Feodossievitch Chtchedrine (1791-1830)

     

     


    Peintre russe trop peu connu, sans doute parce que disparu trop tôt

    il est pourtant le premier véritable paysagiste russe
    il initie dans son pays la peinture de plein air d'après nature
    grottes, terrasses, vérandas envahies de vigne vierge sont ses sujets de prédilection

    Chtchedrine traduit à merveille la lumière méridionale
    la chaleur, la torpeur, la beauté des jardins et des couchers de soleil

    en 1818, il se rend en Italie comme pensionnaire de l'Académie
    il ne quittera plus l'Italie
    il s'installe sur la presqu'île de Sorrente près de Naples 

     





    Terrasse à Sorrente (1826)
    43x60 -musée du Louvre

    une oeuvre représentative de la peinture russe, en

    cette première moitié de XIXe siècle   

     

     

     http://maisonarts.forumgratuit.org/t142-art-et-musees-russes

     

     

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    L’histoire de la peinture russe.


    L'art d'icônes

    Русские иконыLa tradition byzantine de la peinture est venue sur Russie avec le christianisme et la construction de temple : on ornait des temples par les mosaïques et les fresques.

      

    La peinture de temple se distinguait par le caractère spiritualisé et la canonicité sévère. Les images expressives réalisaient l'idée de la supériorité de l'esprit sur la chair.

     

    Une autre innovation apportée par le christianisme était l'icône (du mot grec « eikon » que signifie la représentation, l'image), présentant la représentation de Jésus-Christ, de la Notre Dame et des Saints.

      

    A cette innovation on ajoutait la signification sacrée. Les icônes ont remplacé les idoles en bois symbolisant les dieux païens.

    La peinture russe atteint le niveau le plus haut du développement sur la frontière des XIVème-XVème siècles. L'épanouissement de l'art d'icônes lié à l'activité de trois maîtres éminents de la peinture d'icônes Féophane Grec, Andreï Rublev et Dionissy arrive sur cette période-là.

     

     L'école occidentale de la peinture

    Avec l'ouverture par Pierre I la « fenêtre en Europe » la Russie s'initie à l'école occidentale de la peinture.

    Les peintres russes apprennent les acquisitions techniques des maîtres occidentaux :

    les nouveaux matériaux entrent dans l'usage (les toiles, les couleurs à l'huile, le marbre). Ivan Shishkin

      La diversité des images et des sujets pénètre dans la peinture. Une sphère la plus intéressante du développement de l'art plastique était la peinture de portrait.



    Le paysage s'épanouit un peu plus tard. Le début du ХХème siècle ce n'est pas la représentation du paysage simple, mais la peinture, remettant par les images de la nature les mouvements les plus fins de l'âme humaine.

      

    Les plus grands maîtres du paysage en Russie étaient A.K.Savrasov («les Freux sont arrivés»), I.I.Shishkin ("Forêt de pins"). Le réalisme dans la peinture du XIXème siècle atteint les sommets dans l'oeuvre

    d’Il’ya Repine et de Vasily Surikov.

    Il'ya Efimovitch Repin (1844-1930)

    Repin Il'ya Efimovitch est un des plus grands peintres et dessinateurs russes. Il a écrit la grande quantité des tableaux sur les sujets historiques («Ivan Le Terrible et son fils Ivan», «les Zaporogues écrivent la lettre au sultan turc»...) et modernes («les haleurs sur la Volga», «la Procession religieuse dans la province de Koursk» etc.). Repin est le maître du portrait reconnu, de la nuance fine colorée, de l'étude profonde psychologique.

    Vasily Ivanovitch Surikov (1848-1916)

    Surikov Vasily Ivanovitch est un des meilleurs peintres russes historiques. Ses plusieurs toiles sont largement connues et aimées par le peuple : «le Matin du supplice de strélitz», «la Femme de boyard de Morozov», «la Conquête de la Sibérie par Ermak» et les autres.



    Le modernisme russe


    Mark ShagalLe début du ХХème siècle est le temps du développement et la formation du modernisme russe, présenté par la quantité immense des plus divers courants et directions : fauvisme, futurisme, cubisme, suprematisme etc.

    La négation de l'expérience de l'art traditionnel est caractéristique pour le modernisme.

      

    Une nouvelle direction du développement de l'art est l'avant-garde.

     

    Les représentants les plus éminents de l'avant-garde étaient le fondateur de l'art abstrait Vasily Kandinsky, Marc Chagal, Kazimir Malevich.

      

    L'oeuvre de programme de Malevich est le "Carré noir" (1913) qui est devenue manifeste idéologique du suprematisme.



    Les acquisitions de l'école russe d'art sont universellemnt reconnues.

     

    Tous les plus grands musées du monde considèrent comme un honneur d’avoir les tableaux des peintres russes, vivant au denier siècle, ainsi que de nos contemporains, les oeuvres des sculpteurs, les modèles magnifiques de l'art appliqué russe.

     

     

    http:

    //www.advantour.com/fr/russia/culture/painting.htm

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Auteur : Tatiana Mojenok-Ninin

     

     

    Un vrai déferlement médiatique accompagne le festival pluridisciplinaire (insistons sur le mot) de Normandie impressionniste, organisé sur cinq départements en deux régions, de juin à septembre 2010

    – le dossier de presse de cette « programmation exaltante et bigarrée » (sic) compte rien moins que 200 pages ! – Expositions (dix-sept pour la seule peinture, sept pour l’art contemporain, césure révélatrice, non sans exalter l’inévitable Sainte Vidéo …, huit pour la photographie, deux pour les arts décoratifs et deux pour l’ethnographie, des parents pauvres),

    ateliers – encore un mot-clé de l’époque

    promenades, colloques, conférences (on a même droit à une Fête de la philosophie, soyons à la page !), concerts (plus de cinquante),

    spectacles du genre « Nuits impressionnistes » ou « Grand bal impressionniste » à Rouen, le clou étant pour le lancement de cette méga-opération

    un « Grand pique-nique populaire » ou déjeuner sur l’herbe bis, le 20 juin,

    « dans toute la Normandie »,

    bref, toute une « palette d’idées pour itinéraires festifs ».

     


    Pour un peu, on s’excuserait de faire un sort à la presque trop modeste publication de Tatiana Mojenok-Ninin sur Les peintres russes et la Normandie au XIXe siècle, juste sortie pour l’occasion, en juin 2010.

      

    En regard, que de redites (voir par exemple l’exposition, d’ailleurs probe, de Dieppe, qui propose tout simplement l’accrochage dans une autre salle du musée des tableaux dits « impressionnistes » ordinairement exposés, un bis repetita qui qualifie encore en partie l’efficace prestation de Honfleur)

      

    ou que d’à-peu-près dans cette fièvre ultra-ludique et participative orchestrée sous le sacro-saint sigle impressionniste !

     

    – Emulation sympathiquement désordonnée, dira-t-on, mais enfin, que vient faire une réflexion

    – toujours la même !

    – sur L’Angélus de Millet et ses multiples, cela fait actuel, pour étudier « comment fonctionne l’imagerie du[dit] tableau » (quel langage !) ?

    – Juste pour que Gréville et la Manche soient du jeu ?

    Mais en quoi Millet est-il « impressionniste » ?

    Une question pas si déplacée !

     

    Et quelle justification bien sûr impressionnante, à défaut d’être impressionniste … à donner à La liberté raisonnée (2009), une vidéo de 4 minutes 50 secondes présentée dans les jardins de l’Hôtel du Département de Seine-Maritime à Rouen, inspirée, on l’aura compris, de l’indétrônable Liberté sur les barricades de Delacroix du Louvre?

      

    A moins qu’il ne faille délibérément confondre impressionnisme et révolution politico-sociale, une identification manifestement discutable, à coup sûre naïve : de grâce, ne récrivons pas de travers l’histoire de l’art et des styles (qui n’est pas celle des idées) !

      

    – Ou bien faut-il continuer d’enrôler Léon Riesener

      

    – excellente exposition à Lisieux dont c’est l’artiste principal,

    déjà fort bien représenté sur place

    – sous la bannière impressionniste ?

     

    Est-ce vraiment la bonne approche pour de tels artistes (voir encore Eugène Isabey,

    Jules Noël, etc. qui n’échappent pas à une certaine ambiance romantique) ?

      

    Osons quand même le dire, quelle nouveauté et rectitude d’idée y a-t-il à toujours reparler de Corot à Saint-Lô, de Millet à Cherbourg, de Cals et Boudin à Honfleur, et ainsi de suite ?

     


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    1. Vasili Polenov (1844-1927)
    La marée basse. Veules, 1874
    Huile sur toile - 20,8 x 29 cm
    Polenovo, Musée-mémorial d’histoire et d’art V.D. Polenov
    Photo : Musée Polenov
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    2. Alexeï Bogoliubov (1824-1896)
    Etretat. La marée basse, 1874
    Huile sur bois - 15 x 23,5 cm
    Saratov, musée national des Beaux-Arts A.N. Radichtchev
    Photo : Musée Radichtev

      

      

    C’est pourquoi l’on est agréablement surpris de découvrir grâce au livre de Tatiana Mojenok tant de paysages de Normandie, peints cette fois par des artistes russes de la deuxième moitié du XIXe siècle, et tous à trouver hors de France comme l’on peut s’y attendre.

      

    Porté par une méritoire et bienfaisante curiosité locale

      

    – celle de l’Association pour la sauvegarde du Patrimoine Veulais

      

    – et résultant des sagaces recherches d’une historienne d’art venue de Russie et fixée en France, un vrai gain pour l’historiographie nationale, l’ouvrage apporte une saisissante révélation.

      

    Que Veules-les-Roses (ill. 1) et toute la côte normande, de Cabourg à Dieppe, d’Etretat (ill. 2) au Tréport furent visités et choyés à partir des années 1850

    par nombre de peintres sujets du Tsar : tous n’allaient pas à Nice et sur la Riviera !

      

    Et tous n’étaient pas non plus impressionnistes ou si peu. Il y a à cet égard un vrai malentendu.

      

    Ce genre d’artistes, Bogoliubov au premier chef, tel un nouvel Isabey dont il fut justement le brillant élève entre 1856 et 1860, seraient-ils même regardés si on ne les qualifiait (par prudence !) d’impressionnistes ?

      

    Ou, plus insidieusement, si l’on n’en faisait au moins des précurseurs, censés comme tels annoncer sinon accompagner une libération moderniste estampillée une fois pour toutes du salvateur label impressionniste ?

      

    Du coup, peuvent-ils être enfin considérés pour eux-mêmes, jugés à leurs propres mérites, légitimés dans l’autonomie de leur sincère réalisme de paysagiste ?

     


    On observera que l’auteur, en historienne d’art accomplie, s’est lucidement gardée des habituelles analyses historico-téléologiques (comme si tout convergeait, devait se résoudre en impressionnisme).

      

    Au vu et au su de l’exigence proprement normande, de la réalité topographique, Tatiana Mojenok nous fait d’abord sentir la qualité des paysages, la fraîcheur de la découverte, la belle simplicité des sites, plages ou falaises (les monuments, eux, sont plutôt délaissés par les artistes), alliée à la splendeur des effets de ciels, nuages et couchers du soleil (les bords de mer y sont propices),

     

    ce ravissement privilégié qui saisit ici un Russe autant que le Français Isabey ou le Hollandais Jongkind (Jongkind n’est-il pas, soit dit en passant, un typique pseudo-Impressionniste !), et ce ne serait pas moins vrai d’un Boudin, le héros de Honfleur, historiquement mal situé, stylistiquement mal compris.

      

    On devra insister aussi sur le traditionnel mais très efficace usage des constructions spatiales avec écrans latéraux et motifs pittoresques comme barques ou pêcheurs

    (les paysages ne perdent jamais à être animés !)

    dont font soigneusement montre ces peintres.

      

    Ne nous étonnons pas en tout cas si la révélation de tous ces paysagistes, qu’ils soient français ou non, qu’ils soient d’avant l’impressionnisme ou en marge

     

    – c’est assez bien le cas des autres Russes venus à Veules à la suite de Bogoliubov, même avec un net décalage, tels le futur célèbre Répine ou le remarquable Polenov –, a été aussi (injustement et typiquement) tardive.

      

    Comme il en fut pareillement de la redécouverte d’Isabey et de la vertueuse phalange des paysagistes de l’Ecole de 1830 (Huet, Cabat, Brascassat, Flers, Lapito), sans parler des Leprince et de Coignet actifs dès les années 1820, et que ne pas dire de l’Ecole de Barbizon nullement considérée aujourd’hui comme elle le mériterait ?

    Mêmes préjugés aveugles, mêmes effets discriminants…

     

     


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    3. Alexeï Bogoliubov (1824-1896)
    Clair de lune, Pornic, 1867
    Huile sur toile - 73,3 x 60,8 cm
    Fécamp, musée
    Photo : Musée de Fécamp

      

    Ici, la réhabilitation a même été double.

    D’abord, sur le plan de la mémoire locale, le souvenir du passage de tous ces Russes à Veules s’étant quelque peu effacé, et l’on imagine ce qu’il fallut d’heureux hasards en plus du zèle patient d’érudits sur place

    – félicitons-nous qu’ils existent et encourageons-les !

      

    – pour renouer avec un passé aussi flatteur qu’intéressant.

     

      

    Ensuite, quant à la localisation des œuvres, pratiquement toutes à retrouver en Russie

    (une seule exception en Normandie, le beau tableau, d’ailleurs breton puisque représentant la mer à Pornic par clair de lune et daté 1867 (ill. 3), qui parvint par un heureux don de 1934 au musée de Fécamp).

      

    Qui soupçonnait justement, jusqu’à ces dernières années (publications russes de 1996 et 2003, enquête française amorcée en 1990), que tant d’œuvres de Bogoliubov, le plus francophile et francisant de ces peintres, sans doute aussi le plus doué, se retrouvaient grâce à son legs

      

    (200 peintures, 800 dessins) au musée de Saratov, tout comme son disciple non moins heureux, Polenov, profitait, lui, du musée-mémorial de Polenovo ?

      

    L’erreur eût été de s’en tenir un peu trop sommairement aux grands musées de Moscou et de Saint-Pétersbourg, arbres cachant, c’est le cas de le dire, une vaste forêt patrimoniale.

      

    Relevons au passage que le livre de Mojenok, grâce au précieux legs de Bogoliubov, nous fait connaître aussi plusieurs peintures françaises de qualité (Cicéri, Isabey, Daubigny, Corot), qui n’avaient sans doute été jamais ou presque reproduits dans des livres d’art.

     

     


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    4. Alexeï Bogoliubov (1824-1896)
    Le coucher de soleil à Dieppe (détail), 1872
    Huile sur toile - 29 x 41 cm
    Stavropol, Musée régional des Beaux-Arts
    Photo : Musée de Stavropol

    Mais l’essentiel est évidemment la floraison d’études de paysages de Bogoliubov

    – on doit saluer la performance qu’il y eut à faire reproduire dans un livre français tant d’inédits d’un lointain musée des bords de la Volga

    – petites études franches et savoureuses qui tranchent sur les productions plus commerciales et,

    il faut le reconnaître, relativement banales qu’offrent çà et là les ventes publiques,

    alertes morceaux de nature tout à fait dignes d’Isabey et de Boudin, qui d’Yport (Barques),

      

      

    de Veules bien sûr, lieu de villégiature préféré de l’artiste (Vagues près de la jetée, Plage, le soir,

      

    La Veulette, Moulin près de la falaise, Arc-en-ciel, Falaises, Moulin au printemps, Cour de ferme à l’automne, Plage avec élégantes lisant ou peignant devant la mer, un tableau qui invite irrésistiblement à la comparaison avec Boudin), qui de Dieppe (Vue du Port, Coucher de soleil (ill. 4), Voiliers, le matin,

    Barques échouées sur fond de falaises), de Cabourg (Plage),

    du Tréport (Arrivée au port pendant la marée haute, La jetée par tempête, Pêcheurs au large, Marais),

    d’Etretat (Marée basse (ill. 2), un petit chef d’œuvre tourmenté qui pourrait en remontrer à Isabey, Bord de mer, le soir, ou par gros vent, Blanchisseuses le matin), composent une délicieuse et assez inoubliable galerie normande.

      

      

    A sa façon, ce livre élégant, si neuf par son contenu et son illustration, est l’une des contributions les plus réussies, quoique discrète, à la faste année 2010 de la Normandie, en son richissime festival culturel.

     

    Tatania Mojenok Ninin, Les peintres russes et la Normandie au XIXe siècle,

    Editions point de vues, Bonsecours, Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Veulais,

    Veules-les-Roses, juin 2010, 120 pages, 25 €, ISBN 978-2-915548-47-1,

     

     

    Jacques Foucart, mardi 31 août 2010

      

      

    http://www.latribunedelart.com/les-peintres-russes-et-la-normandie-au-xixe-siecle

      

      

     

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    Peintures d'Alexander AVERIN

    Alexander Averin est né en 1952 à Noginsk près de Moscou

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Il a appris sa technique du peintre Dmitri Yorontnov à l'École des Beaux-Arts à Moscou.
    Il est membre des l'Association des Peintres de Moscou avec qui il a exposé en de nombreuses occasions.

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Pendant de nombreuses années il s'est spécialisé dans les portraits. Son style est purement réaliste, avec une forte influence des peintres russes de la fin du 19ème siècle, généralement dépeignant des scènes domestiques dans une pénombre douce

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Sa peinture réaliste est typique de la fin du 19ème siècle. Comme Pavel Fedotov, peintre préféré d'Averin, il travaille en extérieur .

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Le thème principal de la peinture d'Alexandre Averin sont des scènes de genre avec de charmantes jeunes filles russes dans des prés fleuris et jardins, ou des allées ombragées près du fleuve , et des paysages de mer.

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    On peut sentir le souffle de fraîcheur de la mer Baltique, de la transparence de l'air et de l'humeur insouciante des enfants jouant
    sur la côte sur les peintures de l'artiste.

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Les oeuvres de l'artiste sont détenues dans des collections privées en Russie, France, Angleterre, Etats-Unis, Espagne,
    Portugal, Italie, Danemark, Japon et bien d'autres pays.

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

    Peintures d'Alexander AVERIN

     

     

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    l'importance des ambulants

     

     

    Les Peredvizhniki – les ambulants – forment un mouvement de peinture russe qui a joué un rôle capital pour l'avènement du réalisme socialiste.

    Les ambulants, des années 1860 à 1890, montraient leurs tableaux aux masses lors d'expositions itinérantes, avec une peinture orientée vers une représentation de la vie quotidienne du peuple (la narodnost' en russe).

    Voici deux tableaux de Nikolay Alexeyevich Kasatkin (1859-1930) : La collecte du charbon, ci-dessus.

     

    Dans une famille ouvrière

     

    Ils étaient profondément marqués par la littérature russe démocratique, avec notamment Vissarion Belinsky (1811-1848) et Nikolay Chernyshevsky (1828-1889) – le titre « Que faire ? » de l'ouvrage célèbre de Lénine est directement repris de l'ouvrage éponyme de Chernyshevsky, où l'on peut lire :

    « Or, j'ai voulu représenter de simples honnêtes gens de la génération nouvelle, des gens comme j'en rencontre par centaines.

    J'en ai pris trois : Vera Pavlovna, Lopoukhov et Kirsanov. Moi-même, je les tiens pour des gens ordinaires eux-mêmes aussi, et tous leurs amis, c'est-à-dire des gens comme eux.

    Ai-je jamais parlé d'eux en d'autres termes ? Ai-je conté autre chose à leur sujet ? Je les ai dépeints avec affection et estime.

    Mais leur ai-je jamais voué de la vénération ? Ai-je rien hasardé qui puisse le moins du monde faire croire que ce sont des êtres prodigieux et sublimes, que je n'imagine rien au-dessus d'eux, qu'ils sont pour moi un pur idéal ?

    Je les fais agir en simples honnêtes gens de la génération nouvelle, pas d'avantage. Que font-ils qui sortent de l'ordinaire ?

    Ils ne commettent pas de bassesses, ne sont pas des lâches, ont des idées simplement honnêtes, tâchent de s'y conformer dans leurs actes, sans plus ; que voilà de l'héroïsme à la vérité ! »

    Voici La visite des pauvres, par Vladimir Yegorovich Makovsky (1846-1920):

     

    Parmi ces peintres, Ilya Repine (1844-1930) sera mis en avant en URSS comme la plus grande figure, celui qui a pavé la voie au réalisme socialiste.

    Voici des oeuvres de Repine:

     

     

     

     

     

    L'historien soviétique Aleksei Aleksandrovich Fedorov-Davydov dit de Répine qu'il représente :

    « le sommet du réalisme, du démocratisme et de la narodnost' possibles dans l'art d'une société de classe.

    La peinture de Surikov reflète la plus grande conquête de la culture du XIXe siècle avant le marxisme : l'historicité de la pensée.

    Levitan dans le paysage et Serov dans le portrait ont épuisé les possibilités des genres en question. Seule la peinture du réalisme socialiste peut aller plus loin et plus haut qu'eux. »

     

     

     

     

    Les « ambulants » sont d'une valeur extrêmement grande pour la culture mondiale ; elle montre le formidable niveau de la peinture russe dans la seconde partie du 19ème siècle. Il est significatif que la bourgeoisie n'ait jamais réussi à reconnaître la formidable valeur des ambulants, célébrant la seconde moitié du 19ème siècle uniquement du point de vue décadent.

    Voici des tableaux de Vassily Maximovich Maximov (1844–1911) :

     

     

     

     


    Lors de son discours au congrès des écrivains soviétiques en 1934, Maxime Gorki notait que le peuple avait produit nombre d'histoires, non écrites, au sujet de grandes figures, créatives et intuitives, prétextes à la rénovation de la vie.

    Gorki cite des héros comme Hercule, Prométhée, Mikula Selyaninovich, Svyatogor, des figures comme Faust, Vasilisa, Ivan le simple, Petrouchka, etc., qui rentrent dans des histoires très vivantes, artistiquement achevées.

    Il y oppose le roman picaresque, comme Lazarillo de Tormes ou Simplicissimus, les histoires célébrant les criminels et les bandits, comme Bel Ami de Maupassant ou Arsène Lupin. La bourgeoisie ne sait mettre en scène que des voleurs, des assassins et des agents de police.

    On reconnaît bien le principe de montrer le peuple, de célébrer l'universel, et non pas des choses triviales. On voit alors comment les ambulants représentent un formidable apport.
    Voici quelques autres tableaux de Kasatkin:

     

     

     

    Voici d'autres tableaux des ambulants:

     

     

     

     

     

     

    Mots-Clés : Culture -

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    Vassilii Sourikov, La boyarina Morozova, 1887

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